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La neige de culture [tout comprendre]

INTRODUCTION

Faire du ski est une activité sportive très répandue en France.C’est un véritable outil d’attraction touristique qui rapporte près de 720 millions d’euros à la France. La France dispose d’un important domaine skiable, qui est par ailleurs l’un des plus grands au monde après celui des États-Unis. Un avantage donnant lieu à une forte présence de nombreuses stations de ski dans le territoire. Compte tenu des aléas du climat qui font parfois que la quantité de neige ne soit pas suffisante, les stations de ski utilisent généralement de la neige de culture afin de pouvoir satisfaire leurs clientèles en continu pendant l’hiver.

Ainsi, qu’est-ce que la neige de culture ? Est la question à laquelle nous allons répondre tout au long de notre présentation. Nous articulerons notre exposé autour de deux principaux axes. Le premier étant l’historique et la présentation de la neige de culture, et le second, le dispositif nécessaire pour sa production.

I. HISTORIQUE ET PRÉSENTATION DE LA NEIGE DE CULTURE

A.    Présentation

La neige de culture encore appelée neige artificielle est tout comme la neige naturelle constituée d’eau. Pour l’obtenir, l’eau est pulvérisée sous haute pression grâce à des enneigeurs, disposées le long de la piste de ski. Des petites gouttes qui dès leurs sorties des buses, congèlent sous la forme de grains de glace et tombent sur le sol. La neige de culture ne peut théoriquement être fabriquée que lorsque la température descend sous 0 °C. Il faut entre -3 et -4 degrés pour produire de la bonne neige de culture. Aujourd’hui, on peut faire 75 000 m3 de neige en 24 h (soit un terrain de foot avec 117 m de neige dessus !). Elle a cette particularité d’être plus dure que la neige naturelle. Une propriété qui est due au fait que les flocons artificiels s’agrègent plus les uns aux autres.

B.    Historique

Qui a eu l’idée d’une telle invention ?

Il existe une variété d’histoires sur la création de la neige de culture. L’une d’elles se rapporterait au milieu du XXe siècle en 1950 aux États-Unis plus précisément en Californie, ou trois exploitants agricoles voulaient protéger leurs récoltes du gel en les enveloppant dans un nuage de brouillard artificiel. En utilisant des ventilateurs pour arroser leurs vergers, ils ont eu la surprise de voir se former de la neige. Il faut préciser qu’ils avaient eu la chance que les conditions climatiques étaient réunies. Une seconde histoire parlerait plutôt de Walter Schoenknecht, un propriétaire d’une mini-station de ski aux États-Unis dans le Connecticut plus précisément à Mohawk. Qui, pendant l’hiver 1949-1950 a été confronté à une très faible production de neige.

Pour pouvoir continuer à satisfaire sa clientèle, il a commandé 700 tonnes de glace pour les piler et les mettre sur les pistes. Une solution qui a été efficace, mais, une de ses connaissances s’est demandé si, avec une température inférieure à zéro, il ne suffirait pas de cracher de l’eau dans les airs pour qu’elle retombe sous forme de neige. C’est ainsi qu’il créa le premier canon à neige de l’histoire en 1950.

II. LES DISPOSITIFS DE PRODUCTION DE LA NEIGE DE CULTURE DANS LES STATIONS DE SKI.

A.    Les installations dans les stations de ski

L’élément le plus important dans une installation d’enneigement artificiel reste l’alimentation en eau. Des conduites d’eau sont installées tout le long des pistes qui seront enneigées artificiellement. Cette installation est semblable à l’alimentation des maisons en eau, mais vous assimilerez les maisons à un canon à neige. Les installations peuvent être entièrement automatisées.

En cas de problème, le responsable est aussitôt prévenu sur son ordinateur ou sur son téléphone portable. Il peut ainsi travailler de chez lui. Il existe également des nivoculteurs encore appelés « snowmaker » qui sont des personnes surplace toutes les nuits qui veillent au bon fonctionnement de l’installation. Si tout va bien, 2 ou 3 rondes par nuit suffisent et le reste du temps est consacré au sommeil. Ils ne se réveilleront que si le système les alerte. La journée, une autre équipe prend le relais pour l’entretien de l’installation ou continuera la production si les températures le permettent.

B.    Les canons à neige

  • Le canon ventilateur : sur ce type de canon, l’eau arrive dans des canalisations souterraines qui sont reliées au canon par un tuyau branché sur le regard. Le canon ventilateur est assez encombrant et comme son nom l’indique, possède un ventilateur pour amener l’air et le refroidir.
  • Le canon à induction : nettement moins encombrants, dans ce canon l’air et l’eau arrivent par deux tuyaux différents. Le mélange se fait juste avant la sortie du canon. L’air arrive en fait de la même façon que l’eau. Il est poussé par de gros compresseurs installés dans les salles des machines (où on y trouve aussi les pompes et le local d’exploitation de l’installation).

Les enneigeurs projettent donc des gouttelettes d’eau dans l’air ambiant qui se transforme en neige. Cette transformation se décompose en 6 séquences :

  • Atomisation du jet d’eau en fines gouttelettes dont la taille permet la cristallisation en glace
  • Nucléation : formation de microgouttelettes de glace qui servent à inséminer le jet principal d’eau
  • Insémination : transformation des gouttelettes en grains congelés
  • Dispersion des particules dans l’air ambiant, l’eau se transforme alors en microbilles de glace avant de tomber sur le sol
  • Évaporation : plus la gouttelette reste en suspension dans l’air, meilleur sera la qualité de la neige
  • Convection : l’échange de chaleur par contact entre l’air ambiant et l’eau

Dans d’autres littératures, on parle plutôt des enneigeurs monofluides et bifluides.

  • Les enneigeurs monofluides : Ce type d’enneigeur est alimenté uniquement par un réseau d’eau et agit comme un ventilateur
  • Les enneigeurs bifluides : Ce type d’enneigeur utilise de l’eau et de l’air sous pression pour fonctionner. Il possède deux réseaux d’air et d’eau souterraine.

CONCLUSION

Arrivé au terme de notre présentation, nous avons fait le tour sur la neige de culture en présentant sa composition, son historique et le dispositif nécessaire a sa production. La neige de culture est une trouvaille révolutionnaire qui a permis aux stations de ski de pouvoir fonctionner en continu. Mais il est important de signaler que la production de cette neige demande une grande consommation en eau. Ce qui est un problème environnemental et social quand on tient compte de la pénurie croissante en eau. Des solutions sont-elles enviables a long et à moyen terme pour palier a ce problème ? A suivre en fonction des évolutions technologiques.

Bibliographie

Europe 1. (s.d.). son origine, son mecanisme, ce quelle dit de l’humanite: zoom sur la neige artificiel. acceuil,societe.

ENVIRONNEMENT, E. R. (s.d.). Fonctionnement des enneigeurs, donnees sur Puy Saint vicent. BUREAU D »ETUDES INDUSTRIELLES.

Honore, M. (27/02/2016). weekly.fr.

TravelFactory. (29/11/2021). Travelsky.

Vidéos

3 Comments

  1. Ping :Partir au ski avec un bébé : 7 conseils

  2. Ping :Les 8 stations de ski ouvertes au printemps

  3. Ping :L’impact du réchauffement climatique sur l’enneigement en montagne

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